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Au Gabon comme dans un grand nombre de sociétés il existe des rites de passages de l'adolescence à l'adulte, c'est lors de mon initiation au bwiti par l'iboga, que j'ai fait pour la première fois l'expérience de l'absolu. Celle-ci est fonction de votre maturité et non d' un effort, cependant, à l'issu de ce voyage tous les anciens me dirent que je ne
pourrais pas revivre cette expérience au quotidien, sauf après ma mort. Curieux
je demandais pourquoi pas maintenant ? Parce que c'est ainsi, voici la réponse
que j'obtins. Insatisfait, j'ai commencé à chercher un moyen pour vivre cette expérience quotidiennement, voici le début de ma quête. Mon
acharnement fut tel que ma conscience s'éveilla au bout de deux ans et demi,
avec le temps, je comprends que ce qui est arrivé devait arriver, tout
simplement. |
"Je ne suis pas celui qui sent, entend, voit, goûte, parle, pourtant je sais que je suis ." Niina
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"Dans une grande manifestation de colère, je me suis oublié un bref instant, je fus celui qui est ." Niina
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Que s'est-il véritablement produit ? Un « non-événement », car en réalité on ne fait
pas de découverte, simplement une meilleure compréhension de sa nature
véritable, comprendre qu'il n'y a rien sur quoi l'Etre puisse s'appuyer, que
l'intérieur et l'extérieur de ce corps n'ont pas de contenu : « il n'y a
rien ». Depuis
cela, ma vie continue son cours, je suis éducateur sportif dans un club à
Toulouse, conscient que je suis. Au
final, rien n'est vrai ou faux, comprendre simplement que le relatif et l'absolu
alternent inlassablement, cet état de conscience ne peut-être vu. De la même
manière que, nul ne peut voir le vent, mais ses manifestations qui ne sont pas
le vent, il en est de même pour l'éveil. |
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